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2 semaines au Panama

Panama

Panama

Nous avons voyagé au Panama du 7 au 21 mars 2016, avant le scandale des « Panama Papers ». Mais pourquoi le Panama si ce n’est pas pour planquer ses lingots ? Eh bien, parce qu’il y fait beau, que l’étroitesse du pays permet de se baigner à la fois dans le Pacifique et dans l’Atlantique, qu’on y mange bien, que les paysages varient entre mer, montagne, ville et parcs naturels, qu’on y trouve une des dernières tribus autonomes dans le monde, qu’on peut y pratiquer son espagnol… autant de bonnes raisons de réserver ses billets !

BaS

– La monnaie est le dollar américain. Attention, il est très difficile (voire impossible) de changer de l’argent ailleurs qu’à Panama City. Penser à faire du change à l’avance si vous avez du cash, sinon il faut retirer dans un distributeur.

– La langue officielle est l’espagnol mais tout le monde parle anglais. Les touristes parlent peu espagnol, quand c’est le cas ils sont d’autant mieux accueillis.

РIl y a une forte pr̩sence militaire dans la ville de Panama City

CdC– Visiter l’archipel de San Blas et ses centaines d’îles au sable blanc, ses eaux turquoises, son poisson frais et la communauté des gunas yalas

– Manger un almuerzo (repas du midi composé d’une soupe et d’un plat) chez Mama Chefa, une cantine dans une maison de particulier à deux pas du Palais présidentiel à Panama City

– Nager avec des tortues de mer aux environs de Boca Chica (ou l’île de Coibra selon les dires)

 

JOUR 1 – 2 /// 
Objectif : atteindre l’île de Boca Brava

Notre vol est arrivé à Panama city un lundi soir vers 20h. Nous n’avions pas envie de trainer dans la capitale tout de suite. Nous avons préféré quitter la capitale pour nous réveiller dès le lendemain sur une plage du Pacifique. Direction l’île de Boca Brava dans l’état de Chiriqui. De l’aéroport, nous sommes allés à la gare routière pour prendre l’ « Expresso » de 23h direction la ville de David à 18$.

A noter : pour passer il faut passer une carte multi transport ou il faut s’arranger avec le contrôleur pour lui payer 10ct au tourniquet. Après une nuit dans le bus nous sommes arrivés à David vers 5h30-6h. Pile à temps pour prendre le petit déjeuner en admirant le levée du soleil et les panaméens qui partent travailler. Dans le restaurant, nous étions entourés de femmes tirées à 4 épingles, d’infirmières, d’hommes en tenu d’agriculteur et d’écoliers en uniforme. Nous avons ensuite pris le premier mini bus jusqu’à Horconcitos, puis un suivant de Horconcitos jusqu’à Boca Chica. (Le trajet n’est pas long mais les chauffeurs de mini bus tournent de manière approximative, ils font leurs courses en même temps). A Boca Chica, nous avons pris un bateau taxi pour un trajet de 3min.

A 8h20, nous étions enfin à bon port. Un hôtel de rêve sur une île quasi déserte. La chambre double avec salle de bain privée est à 45$ dans l’hôtel Boca Brava.

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Toutes les chambres ont vue sur la mer et le réveil se fait au bruit des vagues et du chant des oiseaux. Notez que l’eau est récupérée des pluies puis filtrée ; cette année à été sèche aussi il fallait faire des économies d’eau. L’hôtel dispose d’un restaurant qui ferme à 19h30. Il propose du poisson frais et de très bons jus de fruits. Mention spéciale pour la plateforme au dessus de la terrasse qui offre une vue incroyable sur le ciel étoilé. L’hôtel propose des excursions en bateau avec snorkeling sur des iles paradisiaques aux alentours ainsi que la location de kayak. Un camping est également proposé aux voyageurs. L’île dispose de 3 plages. Elle est habitée entre autres par des singes hurleurs et de nombreux oiseaux. Selon les périodes on peut aussi apercevoir des baleines.

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JOUR 3 – 4 – 5 ///
Respirer l’air de la montagne : Boquete

Après deux jours de farniente loin de tout, nous avons repris le chemin de David, toujours au moyen des minibus à 3$, aux horaires approximatifs. En moyenne 1 passage par heure (pile), ne soyez pas pressés. A David, nous avons pris au autre bus direction Boquete pour 1,75$. En cas de petit creux en attendant le bus qui part en moyenne toutes les 30min, il y a biensur le restaurant de la gare, mais il est également possible de déguster un fabuleux almuerzo (soupe et plat copieux pour 4$). Pour cela il suffit de remonter la route contre-sens sur 300m. Dégustation typiquement panaméenne, un régal!

Comptez environ 45 minutes de bus pour atteindre la place centrale de Boquete. Boquete est une petite ville dans la montagne, connue pour son climat plus doux que partout ailleurs dans le pays, son volcan et son festival de fleurs en janvier. L’arrêt de bus se trouve au centre de la ville, en face se trouve un petit marchand de fruits avec les bananes les plus sucrées que j’ai mangé, des fruits de la passion, des tomates d’arbre, des mangues, des papayes, des ananas, des pastèques, d’énormes racines de gingembre, etc. Le tout à des prix incroyablement bas. La boutique vend aussi des blocs de sucre et du miel. Mais le miel est meilleur chez l’apiculteur, un peu plus haut dans la ville.

Nous avons testé deux hôtels, l’un à côté de l’autre, situés à proximité du pont qui surplombe la rivière. L’hostal Boquete, dont l’emblème est un toucan, pour 30$ la chambre double confortable et l’hostal Suenos del Rio, à partir de 35$ la chambre. Si vous voyagez à plusieurs, cet hôtel propose des chambres avec 3 lits double pour environ 50$. Ces deux hôtels disposent d’une cuisine. Attention, mieux vaut dormir du côté de la rivière car la rue est plutôt bruyante.

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A faire à Boquete :
  • Circuit 2 de randonnée proposé dans le guide Ulysse. On longe la seule route qui fait le tour de la montagne. Beaux paysages et mollets musclés garantis. Prévoyez un pique-nique et suffisamment d’eau pour la journée. Selon le compteur de pas iPhone nous avons marché 23km et monté l’équivalent de 150 étages.
  • Sentier los quetzales. Nous ne l’avons pas fait par manque de temps, il s’agit d’un parc naturel avec des cascades.
  • Volcan Baru bien sur. C’est l’activité phare de Boquete mais il faut être équipé de vêtements imperméables, de chaussures de randonnée. L’ascension se fait en 6 heures de nuit en général. Au sommet, lorsque le ciel est dégagé on voit d’un côté l’océan pacifique et de l’autre l’océan Atlantique.
  • Sendero la piedra de Lino. Moins connu mais très atypique, le chemin est parfois quasi inexistant, on a l’impression de monter à l’aventure sur le flanc de la montagne. Le dénivelé est conséquent, éviter de grimper en plein soleil car on trouve très peu d’ombre.
  • Visiter une plantation de café et en déguster sur place. Nous avons opté pour la finca lérida: 12$ la carte est les explications à l’accueil, puis la promenade est libre au milieu de la plantation qui abrite une cascade et un joli point de vue.

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Pour se restaurer, je conseille sans hésiter la cantine El sabroson dans la rue principale; variété des plats, horaires d’ouverture xxl, bon marché, vie locale… nous y sommes allés trois fois et nous n’avons pas été déçus. A tester absolument ! Pour un soir, le Boquete brewing company, situé un peu plus haut dans la rue principale est très agréable. On y boit de la bière artisanale du coin et on y mange copieusement pour trois fois rien avec burgers plus ou moins classiques a 4$ ou pizzas a 7$. Grande terrasse sur la rue.

JOUR 6 – 7 – 8 ///
Escale dans la capitale

Trois jours de randonnées plus tard, nous avons repris l’Expresso, bus de nuit pour aller de David à Panama City. Nous nous sommes installés à l’Acapulco Hotel sur les conseils du Luna’s hotel affichant complet. Le magnolia et le mamallena étaient complets également. Le spring break débutait à cette période alors les hébergements étaient pris d’assaut.

La journée, nous nous sommes promenés dans casco Antigo, casco Viejo. Plus tard, nous avons visité Panama viejo, l’ancien centre ville détruit par des attaques pirates et aujourd’hui en ruine. Nous n’avons pas fait le canal de Panama, nous avons préféré opter pour un tour en vélo sur le chemin Amador, qui relie la ville de Panama et les trois îles voisines exploitées dans le cadre des actions militaires et du fonctionnement du canal. De là, on peut voir tous les bateaux en attente de passer ce fameux canal. Compter 8$ location de 2 vélos sans limite de temps.

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Ou manger ?
  • Chez mama chefa, une grand-mère qui prépare des almuerzos chez elle et les propose à emporter ou à déguster dans son salon. Expérience inattendue.
  • Les alentours de la Plaza Ana regorgent de restaurant proposant des almuerzos pour moins de 4$. Le quartier est populaire.
  • Pour les amateurs de poissons, il ne faut pas manquer El marisco. Cette place de marché transformée en multiples restaurants propose des ceviches à tomber à partir de 3$. On peut aussi manger de vrais plats. L’ambiance est agréable car l’endroit est en bord de mer, il y a du monde tous les soirs de la semaine et on croise de nombreux promeneurs ou sportifs sur la jetée.
  • Pour le dessert, goûtez les glaces Gran Clément. Mention spéciale pour les parfums ananas, citron basilic, menthe et fruit de la passion/mangue.
  • Au dîner, testez le nazca, petit restaurant péruvien très bon et copieux, au service agréable. C’est l’occasion de goûter à la chicha morada, boisson péruvienne typique à base de maïs rouge. Se boit chaud ou froid selon les saisons et/ou les goûts.
JOUR 9 – 10 – 11 – 12 – 13 /// 
Détour paradisiaque dans l’archipel de San Blas

San Blas est certainement l’un des plus gros attraits touristiques du pays. Cet archipel de plus de 300 îles est géré par la communauté des gunas yala, l’une des dernières communautés autonomes au monde. Pour préserver la nature et leur communauté, ils demandent un droit de passage de 20$ pour entrer dans l’archipel. De nombreux tours sont organisés par les auberges et les hôtels pour un coût de 120$. Il est également possible de s’y rendre par ses propres moyens, c’est l’option que nous avons choisie.

Au terminal de bus de Panama city, cherchez le guichet pour Darien et payer votre ticket ou, s’il n’y a personne (souvent a priori), allez directement à la salle d’attente A et présentez vous aux personnes du tourniquet. En donnant 10ct par personne vous pouvez passer avec la carte de transport de quelqu’un. Nous sommes montés dans un mini bus à la déco asiatique, dans lequel résonnait da la musique antillaise, conduit par un panaméen. Il faut préciser au chauffeur de s’arrêter à El llano car ce n’est pas un arrêt prévu. En revanche, quelques arrêts sont prévus, certains plus longs que d’autres car les passagers achètent le journal, du pain ou encore des fruits sur les pseudos marchés installés à proximité.

Nous avions laissé nos sacs à l’hôtel pour partir avec le strict nécessaire. Dans nos sacs il y avait : le guide du panama, de la crème solaire, un change, un maillot de bain, un couteau, une mangue, une tomate d’arbre, une boussole, du miel de Boquete, un cigare, des lunettes de soleil, des pansements, nos passeports pour passer les contrôles gunas, deux bouquins et bien sur 12 litres d’eau car il n’y a pas d’eau courante sur les îles et il est conseillé de boire 3 litres par jour et par personne.

Une fois à El llano, on rencontre 2 allemandes qui descendent d’un autre minibus, tout comme nous. On s’installe alors ensemble à l’ombre d’un grand arbre, à côté des policiers, au pied de la « colline des san blas ». 40km nous séparent de Cati, l’embarcadère. Il est 10h30, un peu tard par rapport aux conseils des locaux et des forums, car les allers retours se font tôt le matin. Finalement après quelques difficulté, nous trouvons Shari. Un gunas qui monnaie le trajet pour 20$ par personne, le peu de choix qui s’offre à nous, nous a poussé à accepter. C’est parti pour 1h de montagnes russes.

A noter : il est impossible de faire ce trajet autrement qu’en pick-up car les routes ne sont pas toujours en bon état. Lorsque nous atteignons l’embarcadère, les gunas ont rangé leurs lanchas (bateaux) alors les prix ont augmentés. On nous demande 35$ alors que tôt le matin le tarif est de 5$. On arrive à négocier 15$ par personne à condition d’aller tous sur la même île. Shari nous parle d’un ami qui a des chambres disponibles sur l’île de Senidup. Les allemandes visaient le camping à Chico perro et nous, El diablo ou Narasgandub. Attention, chaque île à un nom anglais, un nom espagnol et un nom gunas. Pas simple de s’y retrouver ! On décide de faire confiance et acceptons l’offre. 35$ chambre double avec pension complète ou 25$ en dortoir avec pension complète. La lancha démarre et nous voguons environ 40″ sur une eau cristalline avec ça et là des îlots qui parfois se résument à un banc de sable avec quelques cocotiers. Le paradis. Arrivés à Senidup, on est accueillis par Suco, Tony et leurs familles. L’île est petite, 5min suffisent pour en faire le tour. Elle est en fait divisée en deux parties : Senidup et Frankilin. Le sable est blanc, fin c’en est presque indécent. Nous logeons dans une paillote qui laisse entrer le bruit de la mer, des oiseaux et les rayons du soleil. La salle de bains est collective, la chasse d’eau fonctionne avec le fameux « système du seau ».

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Pour les repas, les heures sont fixes. Tony souffle dans la concha (gros coquillage) pour appeler tout le monde à 7h, 12h et 19h. On mange essentiellement du riz et du poisson, le même qu’on observe en nageant. En soirée, Tony met de la musique et les voyageurs présents dansent et boivent un verre ensemble.

 

 

 

Les gunas louent du matériel de snorkeling et proposent des excursions. Pour 15$, nous avons passé un après midi en lancha, d’abord sur Isla Estrellas (star Island). Ce banc de sable immergé sous 50 centimètres d’eau translucide est recouvert d’une colonie d’étoiles de mer. Séance Snorkeling oblige. Puis, nous avons fait étape sur une autre île, avec du sable toujours plus blanc et doux. Cette fois-ci le snorkeling nous a fait découvrir un banc de mille mini poissons qui scintillent aux rayons du soleil, de beaux coraux et même un poisson lune… Enfin, nous avons marqué un arrêt sur l’île de Chico Naranja. Plage paradisiaque en immersion chez les gunas.BT_panama_sanblas

Point gunas : peuple autonome qui s’est battu pour le rester. Société matriarcale et ça se ressent. Une femme mariée à les cheveux courts et un tissu rouge sur la tête ainsi que de nombreux bracelets de couleur jaune orangée sur les avant bras et les chevilles. Ce sont des personnes positives (ils n’emploient a priori pas de négation dans leurs formulations) qui vivent en accord avec la nature. Leur journée se cale d’ailleurs sur le soleil. Création de molla (tissu traditionnel), minimum 1 mois pour en faire un.

Violaine => 2 semaines là-bas

 

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1 Comment

  • Reply
    Ludivine
    18 juin 2017 at 9 h 21 min

    Génial cet itinéraire ! Merci !

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